Gabon : Le constat général est que l'émergence est dans le Coma

Publié le par ADNAND

 

ali.jpg 

 

C'est extrêmement grave à un président qui ne répond pas aux vraies questions posées par des journalistes patentés. Qui l'aurait imaginé au Gabon ? N’'est ce pas là une fuite en avant des responsabilités politiques de prendre des décisions finales et construites face à un peuple éveillé qui ne trouve aucune tribune à s'exprimer librement et selon ses aspirations.

 

Deux choses d'une, soit le président s'aperçoit qu'il n'a pas le pouvoir non seulement décisionnel à convaincre à qui mieux mieux qui veut l'entendre. Soit il s'aperçoit qu'être président en Afrique, cela ne s'improvise pas, surtout lorsqu’on a été ministre de la défense durant 10 ans, croyant pouvoir en faire autant pour la gestion des affaires de l’Etat.

 

Les gabonais, tous sexes confondus, peuvent pour les plus démunis, peu importe le rang social qu’ils occupent, on adopté une maxime collective de désenchantement «on va encore faire comment" comme pour dire, il n'a qu'à faire du Gabon ce qu'il veut.

 

D'un autre côté et sans ambages, le dernier discours d'Omar Bongo Ondimba, lorsqu’il était président en exercice, laissait sous-entendre une déclaration toute particulière en guise de repentance " Gabonais nous sommes et nous resterons, nous ne devons pas faire du Gabon ce que nous sommes entrain de faire".

 

 Ali Bongo qui prône un mot dénué de sens, à terme, sans être en adéquation avec les réalités gabonaises, disons l’émergence. A t-il prit en compte les propos venus de la bouche d'un homme d'expérience qui a su comprendre qu'il s'est trompé de gouvernance au dernier moment, lorsqu’il sent sa fin s’approcher ?

 

En réalité, lorsqu’on sait que l’on se trompe dans la gestion de la chose étatique, on doit répondre à un certain nombre de questions faisant office d’une confession devant son peuple, ce malgré le fait de ne pas être élu démocratiquement. Ce n’est qu’à ce prix que seul le peuple manifeste sa sentence finale. Cela devient alors un vote subtil, une façon de se racheter et non de se taire ou tenter de nuire ou de museler certaines velléités gabonaises.

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article